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Wednesday, 10 April 2013

Wikileaks révèle les dessous de la crise ivoirienne


Par le Nouveau Courrier

Nom de code : PLUSD. L’association Wikileaks dirigée par Julian Assange, et qui s’est spécialisée dans la mise à la disposition du public de câbles diplomatiques classés confidentiels et/ou secret défense, a encore frappé.

Hier, elle a mis en ligne des informations de la diplomatie américaine. Qui permet d’avoir accès à 1,7 millions de documents secrets qui, pour certains, éclairent l’histoire récente d’un jour nouveau. Certains d’entre eux avaient déjà été « balancés » en 2010, mais étaient perdus dans le cafouillage incroyable créé par la profusion des données.

Cette fois-ci, grâce à un efficace moteur de recherches, l’accessibilité est améliorée et des documents intéressants surgissent. Sur la crise ivoirienne en particulier, un certain nombre de câbles diplomatiques se révèlent très intéressants à lire.

En 2001, les ingérences de Charles Taylor en Côte d’Ivoire inquiétaient déjà Gbagbo et le Nigeria

Saturday, 22 October 2011

Obama, le fils de l'Afrique, s'accapare les joyaux du continent



Par John Pilger

Le 14 Octobre, le président Obama a annoncé que les Etats-Unis allaient envoyer des forces spéciales américaines en Ouganda pour prendre part à la guerre civile. Dans les mois à venir, des troupes de combat américaines vont être envoyées au sud-Soudan, au Congo et en Centrafrique. Elles n'engageront le combat qu'en cas de "légitime défense" a dit Obama de manière satirique. Avec la Libye tombée dans l'escarcelle, une invasion américaine du continent africain prend forme.

La décision d'Obama est décrite par la presse comme étant "hautement inhabituelle" et "surprenante" et même "bizarre". Il n'en n'est rien. Ceci n'est que la logique de la politique américaine depuis 1945. Prenez le Vietnam. La priorité était d'arrêter l'influence de la Chine, un rival impérialiste et "protéger" l'Indonésie, que le président Nixon appela "le plus gros magot en ressources naturelles de la région.. La plus grande des récompenses". Le Vietnam était simplement sur le chemin et le massacre de plus de trois millions de Vietnamiens, la dévastation et l'empoisonnement de leur pays étaient le prix de la réalisation des objectifs de l'Amérique. Comme toutes les invasions américains suivantes, un sentier de sang qui s'étend de l'Amérique latine à l'Afghanistan en passant par l'Irak, le leitmotiv était toujours la "légitime défense" ou "la cause humanitaire", des mots vidés depuis longtemps de leur sens propre.

Monday, 11 July 2011

A lire: Capitalisme, un dieu sans bible…

Jean-Michel Saussois, professeur émérite à l'ESCP Europe, vient de publier son dernier essai :

 «Capitalisme, un dieu sans bible». Un ouvrage qui nous invite à la réflexion sur le capitalisme actuel. Déjà, en guise de provocation, la couverture du livre représente Mao en train de tenir une chaussure de basket Nike : «C’est une peinture d'un jeune artiste californien et c'est surtout quelque chose qui caractérise le capitalisme actuel, la figure de l'oxymore, la capacité à contenir deux propositions contradictoires. Or, ce qui se passe en Chine actuellement, c'est pour moi un méga oxymore !» Selon l’auteur, «cette image n'est pas que de la provocation, j'ai voulu dire beaucoup de choses».

 L'économiste évoque douze idées reçues sur le capitalisme. D'abord, peut-on inventer un autre modèle économique ? «Il y avait un méga système alternatif qui avait une fonction politique assez importante, celle d'être un repoussoir, à savoir le communisme. Mais c'est un communisme qui n'a jamais eu d'enracinement politique. Il avait sa cohérence et il avait surtout une capacité de diffusion mondiale à travers les jeunes Etats qui étaient en train de naître. Ce modèle a toujours été une contrepartie du modèle capitaliste, mais il n'y a jamais eu véritablement de tentative de rendre possibles les écrits de Marx ou de Proudhon. En faisant des recherches, on découvre certaines formes d'organisation entre le capital et le travail au niveau micro-économique, je pense par exemple aux coopératives, à travers une façon d'organiser autrement le rapport entre l'entreprise et la propriété, mais on ne l'a pas étendue sur le plan macro-économique».