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Tuesday, 4 December 2012

Ce qui fait peur aux avocats de Ouattara (selon Jeune Afrique)


Par le nouveau courrier

Jean-Pierre Mignard, l’un des avocats du régime Ouattara
Jean-Pierre Mignard

L’information est donnée par l’hebdomadaire Jeune Afrique, au détour d’un dossier de huit pages mi-admiratif mi-désapprobateur consacré à Simone Gbagbo, une «femme puissante» en qui «il y a du Winnie Mandela», un «roc» qui aurait «contribué à précipiter la chute du régime».

Lors de la formation de son dernier gouvernement, Alassane Ouattara a tenté de donner des gages à Guillaume Soro. «En confiant les clés de la Justice à Gnénéma Coulibaly, un ancien des Forces nouvelles (FN), Alassane Ouattara a visiblement voulu rassurer Soro», indique l’hebdo. Qui fait tout de même remarquer que « la position du pouvoir d’Abidjan est difficile à tenir». «S’il n’exécute pas le mandat, il devra contester sa recevabilité.L’avocat principal de Laurent Gbagbo, le Français Emmanuel Altit, n’attend que cela pour invoquer l’irrecevabilité du mandat contre son client et dénoncer le «deux poids deux mesures».

Monday, 12 December 2011

Législatives ivoiriennes: Le FPI/Gbagbo démontre qu’il est incontournable.

Ouattara  et sa majorité 
Bureaux de vote dramatiquement déserts en ce jour d’élections Ivoirienne.L’abstention semble, à la fermeture des bureaux de vote, être la grande gagnante des élections législatives en Côte d’Ivoire. Toute une journée, depuis 7h pétante jusqu’à 17h, à sillonner les quartiers d’Abidjan à travers une quarantaine de bureaux de vote pour un seul et même constat : une vacuité générale.
L’abstention, pour ce scrutin législatif post crise, sera sans nul doute record et ce ne sont pas les valeureux agents de la CEI ou les représentants des candidats rencontrés généralement en pleine oisiveté, pour les plus téméraires qui tentaient de rester par ailleurs éveillés, et les retours d’information qui parviennent de l’intérieur, qui attesteront d’une tendance contraire.

Thursday, 4 August 2011

Inédit: Démonstration scientifique de la défaite d’Alassane Ouattara aux élections présidentielle 2010 en Côte d'Ivoire

Dans un texte précis et méticuleux, Ahoua Don Mello, ex-patron du Bureau national d'études techniques pour le développement (BNETD), impliqué dans le processus électoral à travers sa filiale SILS-Technology, démontre scientifiquement qu'Alassane Ouattara a perdu les élections en Côte d'Ivoire. Et mis en place une fraude gigantesque à travers la Commission électorale indépendante (CEI), qu'il contrôlait. A lire et à faire lire. Même quand les enjeux d'actualité sont passés, l'Histoire reste toujours à écrire.
La vérité des urnes
La crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a été vécue de manière très douloureuse par les Ivoiriens, chacun selon ses raisons. C’est pour cela que je tiens publiquement à exprimer toute ma compassion à tous ceux qui en ont souffert et qui souffrent encore. Notre compassion serait vaine si ces souffrances devaient se répéter un jour, car nous ne sommes pas à notre dernière élection ni à notre dernière crise électorale. Alors pour inhiber toutes les formes de ressentiment, seuls la découverte de la vérité des urnes du 28 novembre, l’examen des problèmes qui se sont posés et les dispositions à prendre pour éviter les crises, ou si elles surviennent, les dispositions à prendre pour les résoudre pacifiquement, peuvent nous permettre de soigner nos douleurs et construire notre nation en faillite. S’attaquer aux effets en ignorant la cause de la crise serait une erreur de méthode, car cela ne nous met pas à l’abri d’une autre crise, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Tuesday, 1 February 2011

Les intérêts économiques français menacés en Côte d’Ivoire : les explications de Philippe Evanno.

Les médias français ne disent pas toute la vérité sur la situation en Côte d’Ivoire.
Plusieurs pays, comme la Russie, le Brésil, la Chine ou le Mexique soutiennent Laurent Gbagbo, alors que les Etats-Unis ou la France demandent son départ. A Abidjan, le président sortant n’a pas l’intention de céder sa place. Or, ce sont les intérêts économiques français, dont ceux du groupe Bolloré en première ligne, qui sont menacés. Philippe Evanno est chercheur à la Sorbonne, directeur de l’Institut de Prospective Africaine et il connait parfaitement l’Afrique. Il a notamment été formé par Jacques Foccart et a collaboré avec lui jusqu’au décès de ce dernier. Il était l’invité de Yannick Urrien mercredi 8 décembre dans le magazine de 8h10.
(Durée: 29 minutes). Pour écouter l'entretien avec Philippe Evanno, cliquez sur le

 bouton lecture: 
D’abord, Philippe Evanno souligne que cette affaire traduit «une opposition entre l'ONU et une nation. Plus généralement, on peut se demander si nous ne sommes pas en train d'assister à un renversement de situation concernant la gestion des dossiers africains et leur domination actuelle par les organisations internationales contrôlées par les États-Unis». En réalité, «cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines étaient sous contrôle américain. Aujourd'hui, c'est la place et la domination des États-Unis sur le continent africain qui sont en jeu. La divulgation des notes diplomatiques américaines par Wikileaks et leur analyse permettent de démontrer que les Américains étaient très heureux de l'effacement français, puisque cela leur laisse le champ libre sur la totalité du continent». Selon Philippe Evanno, «le bouclage de cette domination se joue sur la présidentielle ivoirienne, puisque c'est sur cette présidentielle que l'on joue l’annulation pure et simple de la souveraineté des Etats africains». 

Wednesday, 26 January 2011

De nombreuses personnes ont trahi Gbagbo

Par Isaac Bangoret

les africains sont, conformément au darwinisme social, des peuples moins aptes (des peuples faibles), parce que notre souci quotidien est de manger, de boire, de faire la belle vie. Les occidentaux l’ont si bien compris qu’il nous ont affamé depuis 2002 pour nous cueillir une fois mûrs, en nous incitant à nous rebeller en Côte d’Ivoire, en l’accusant d’être à la source de nos maux.ils savent que le seul idéal que nous nourrissons est celui de l’estomac plein.

Tous les projets en faveur de l’Afrique parlent, justement, de la lutte contre la faim, et non des sciences de progrès, de développement technologique. Notre comportement fragilise nos Institutions, leaders politiques, parce qu’ils craignent toujours que nous trahissions la lutte pour notre dignité en vendant nos consciences au premier venu qui nous propose un poste de ministre, de directeur général. 

De nombreuses personnes ont trahi Gbagbo pour ne pas perdre leur train de vie.


The roots of the Ivorian crisis (English)


By Nkrumah M. Mulmi Esq.
Nairobi, Kenya

Please allow me space to analyze the Ivorian election debacle, offer solutions and to contribute to the international dialogue that has ensued. 

This crisis has become a mirror for the entire African Continent and West Africa in particular to see itself on the international stage. It also presents to the region opportunities for an internal debate about the serious neglected issues in our development process such as the ownership and quality of African political leadership, the effectiveness of our model of governance, the façade of national institutions, cultural identity, and the ever lingering remote control nature of political decision-making as demonstrated by the pre and post November 28 Ivorian elections. 


We should not only be ashamed of what is taking place but be glad for the opportunity that these issues are now front and center on the African agenda. 


Les doutes de la CEDEAO ?

par Jean Claude Kongo

Philippe Henry Dacoury-Tabley parti, débarqué de la manière qu’on sait de la BCEAO, le vice-gouverneur choisi pour assurer son intérim n’aura pas lésiné avant d’annoncer sa détermination.

Et la première décision de taille qu’il prit, quelques heures seulement après sa nomination, est celle de la fermeture des agences de la BCEAO présentes sur le territoire ivoirien. On comprend la visée de la mesure : l’asphyxie financière de Laurent Gbagbo est plus que jamais à l’ordre du jour. Mais l’individu lambda se pose légitimement des questions quant à la mise en œuvre et à la praticité de ladite mesure. Comment peut-elle, concrètement, se traduire sur le terrain ? Cela signifie-t-il que les agences nationales ivoiriennes de la BCEAO devront purement et simplement baisser les grilles ?


Friday, 21 January 2011

Cote d’ivoire: « Libéralisme mondialisé » contre « panafricanisme souverain et socialisant »

Par Pierre Sané 

Si la Côte d’Ivoire est aujourd’hui dans une impasse qui risque de déboucher sur une conflagration armée aux conséquences terribles pour le pays et pour la sous-région, le chemin a été bien balisé pour arriver à une telle situation.  Pierre Sané relève trois erreurs dans le processus électoral, dont on ne devrait pas s’étonner qu’elles aient conduit aux blocages actuels. Se refusant de jeter en pâtures le régime de Gbagbo, il souligne que la solution ne peut être qu’ivoirienne et appelle les Africains à avoir une lecteur de ce conflit qui, au-delà des clivages nationaux ethniques et religieux apparents, oppose surtout deux projets de société qui, pour faire simple, voient s’affronter des dirigeants tenants d’un libéralisme mondialisé à d’autres qui adhèrent à un panafricanisme souverain et socialisant ».


Wednesday, 19 January 2011

Cote d’Ivoire: L’absence de vision politique responsable du chaos

Par Gisèle Dutheuil, analyste d’Audace Institut Afrique

Le 2 mai 2010, à la clôture de la fête de la liberté organisée par le Front Populaire Ivoirien (FPI), le Président Gbagbo a prononcé un discours dont un passage ne manquait pas d’interpeller. En effet, il affirmait que la vision en politique ne servait à rien car la politique, selon lui « c’est mettre le pied droit devant le pied gauche, puis le pied gauche devant le pied droit et ainsi de suite. » Les militants du FPI répétaient alors en cœur « le pied droit devant le pied gauche puis le pied gauche devant le pied droit ». Cette bonne humeur dissimulait pourtant une faille importante dans les choix de leur leader. Le fait de naviguer à vue a contribué à conduire le pays dans la violence et l’enlisement consécutifs à un processus électoral bâclé alors même que le thème de la 20ème fête de la liberté était : «Gagner les élections pour une Côte d’Ivoire libre indépendante et souveraine. »

Monday, 17 January 2011

L’OPTION DE LA GUERRE CONTRE LE REGIME GBAGBO AURA-T-ELLE ETE FINALEMENT CONTRE-PERFORMANTE ?

Quand on examine rétrospectivement les choses, on a des raisons de se demander si la  «communauté internationale », emmenée par Sarkozy et Obama, a eu raison d’appuyer à mort sur le champignon de la guerre contre la Côte d’Ivoire pour débarquer Laurent Gbagbo.
En effet, plus d’un mois après cette saillie, on en est toujours au point de départ : Laurent Gbagbo, « pas moyen bouger » ! Pire, son autre Dieu, c’est-à-dire le temps, a fini par émousser un peu les ardeurs des va-t-en-guerre en laissant émerger certaines données qui confortent la position du président élu Gbagbo.

Ce dernier vaque à ses obligations de chef de l’Etat sans tambours ni trompettes. On vient d’annoncer un budget de près de 3.000 milliards de FCFA (2.907 milliards de FCFA précisément), donc  plus élevé que l’an passé et d’affirmer que les salaires seront payés rubis sur l’ongle tout comme une partie de la dette intérieure du pays. Qui dit mieux ?


Saturday, 15 January 2011

services secrets Suisses: Informations confidentielles sur la situation actuelle en Cote d’Ivoire


Une note des services secrets Suisses révèle des divergences entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro. Mais elle évoque également les soutiens dont bénéficie leprésident Gbagbo tant enAfrique que dans le monde.

Alassane Ouattara s’est-il convaincu de l’impossibilité, en tout cas dans l’immédiat, d’une action militaire pour chasser le président Laurent Gbagbo du pouvoir ? En tout cas, rien n’est sûr mais, selon une note confidentielle de Coverseas Worldwide, une société suisse de collecte des informations confidentielles et d’assistance aux personnes, en date du 3 janvier dernier, le mentor du RDR et de la rébellion serait en désaccord avec Guillaume Soro, son lieutenant, sur la nécessité d’utiliser la force pour arracher le pouvoir à Laurent Gbagbo.


Thursday, 6 January 2011

Le politologue Michel Galy dénonce le manque de pluralisme des médias sur la question de la Côte d'Ivoire.

Les médias sont-ils plus libres à Abidjan qu'à Paris ? La question est évidemment provocatrice, mais il faut bien reconnaître que le paysage médiatique français ne se montre guère ouvert au débat sur la question la Côte d'Ivoire. Les choses commencent à bouger doucement en France, Kernews n'est pas étrangère à cela, mais, alors que les débats s'enflamment à Abidjan, entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, à Paris, le discours reste assez monolithique. C'est tout l'objet du débat entre Yannick Urrien et le politologue Michel Galy, chercheur au Centre sur les conflits et animateurs de la revue «Culture et conflits». Michel Galy était l'invité de Yannick Urrien jeudi 6 janvier dans le magazine de 8h10 pour aborder cette question sensible de la désinformation sur la question ivoirienne. Écoutez, vous comprendrez beaucoup de choses…

(Durée: 16 minutes). Pour écouter l'entretien cliquez sur le bouton lecture: 


Wednesday, 5 January 2011

Laurent Gbagbo ou la naïveté en politique



Par Dr Serge-Nicolas NZI (revisité par Abidjan_pas_net)

I – Introduction

Observateur attentif de la crise ivoirienne, nous sommes de ceux qui ne sont pas allés à la soupe frontiste du gbagboïsme, ni à celle du Bédiéïsme liquéfié et encore très moins à celle de l’Allassanïsme triomphant, dont les amitiés extérieures sabrent déjà le champagne de la victoire.

Pour n’avoir appelé à voter pour aucun des protagonistes de la crise ivoirienne, nous sommes moralement à l’aise pour exprimer nos doutes, notre méfiance et bien sûr notre avis sur chaque acteur politique dont les actes concernent la survie et l’existence de la Côte d’Ivoire ainsi que celle du peuple ivoirien.


Tuesday, 4 January 2011

Mon sentiment sur le conflit ivoirien

Par Victory Toussaint, collaborateur à San Finna, hebdomadaire du Burkina Faso



Depuis ce matin 03/01/20111, passe en boucle dans les médias internationaux, une proposition des plus hérissantes au sujet de la sortie de crise en RCI. A la faveur de la venue de trois chefs d’Etat de la CEDEAO et du premier Ministre kenyan Raila Odinga en RCI, l’offre suivante a été faite au président Gbagbo : accepter de céder le pouvoir à Ouattara en contrepartie d’une impunité et de compensations financières dont il pourrait jouir dans un paradis américain ou autre. Mon sang n’a fait qu’un tour et je me dis que, décidément, la crise ivoirienne est un multi-révélateur. Elle montre que la Justice est tombée en quenouille, qu’elle s’est abâtardie, récupérée par les forts du moment qui en font une administration au gré de leurs intérêts, à la tête du client.

A quel titre, au nom de quel Droit, de quelle Justice, peut-on octroyer l’impunité à quelqu’un qu’on estime coupable de crimes par destination imprescriptibles en raison de leur inhumanité ? Des crimes dont on a confié la compétence à des juridictions internationales ?


Côte-d’Ivoire : Dernier sursaut avant l’embrasement ?

Par Kozanga koyeba ezali liwa lya ndambu (L’OEIL DU PATRIOTE RDC )

Comprendre la crise ivoirienne en 4 points.

Un coup d’État manqué le 19 septembre 2002 s’est transformé en rébellion armée. Et la Côte d’Ivoire connaît une crise politique et militaire depuis ce temps. Les élections présidentielles organisées cette année étaient sensées mettre fin à cette crise, marquée notamment par une partition de fait du pays. Ces élections se sont déroulées le 31 octobre 2010 (1etour) et le 28 novembre 2010 (2è tour) alors que, malgré la signature de nombreux accords, les rebelles encore en armes occupent une partie du territoire (le Nord, le Centre et l’Ouest).Laurent Gbagbo le président sortant parait à la fois aujourd’hui, particulièrement isolé et … particulièrement déterminé, à faire valoir les textes de loi de la Côte d’Ivoire. Mais plusieurs pays et non des moindres disent qu’il doit céder le pouvoir à Monsieur Ouattara seul légitime à leurs yeux, d’après leur lecture de la situation. Et chose étrange, malgré un verrouillage exceptionnel des médias internationaux, les plus grosses manifestations des ivoiriens que chacun a pu voir dans la diaspora ou à l’intérieur du pays ont été des rassemblements d’ivoiriens soutenant …Laurent Gbagbo ! On a également appris aujourd’hui qu’à Abidjan l’appel à la « grève générale » lancé par Alassane Ouattara pour ce lundi 27 décembre n’a pas été suivi. Paradoxal, non ? 

Devant ce flou artistique entretenu, L’œil du Patriote a préféré transcender les passions et les élans émotionnels et partisans pour tenter d’extirper les secrets de l’énigme de la crise ivoirienne autour de quatre axes fondamentaux. 


Crise ivoirienne : l’Afrique s’humilie


PAR CHARLES ONANA JOURNALISTE ET ECRIVAIN
(*) Cf. le dernier livre de Charles Onana : Al-Bashir Darfour, la contre-enquête, Paris, Editions 



Je ne suis pas Ivoirien et je n’ai aucun intérêt en Côte d’Ivoire. Je n’ai donc pas voté pour Laurent Gbagbo ni pour son adversaire Alassane Ouattara. Cependant, comme observateur panafricain et analyste, je constate, depuis quelques semaines, que ce qui se passe dans ce pays est dangereux et présage d’un avenir incertain. L’imprudence et l’aveuglement des dirigeants africains face aux intérêts inavouables des puissances étrangères risque d’entraîner la Côte d’Ivoire mais aussi l’ensemble de la sous-région ouest-africaine dans la perdition.


Ce qui est aujourd’hui en cause, ce n’est ni le résultat des élections ni le respect de la légalité. Tout le monde s’appuie ou feint de s’appuyer sur ces deux éléments, apparemment objectifs, pour réclamer un changement de régime en Côte d’Ivoire. Ceci était prévisible ! Tous les clignotants signalaient depuis au moins cinq ans que ce pays s’acheminait vers une situation politique explosive. J’ai beaucoup de mal à croire que le président Laurent Gbagbo est le grand Satan tant décrié dans les médias et les capitales occidentales et que son adversaire est le grand messie tant attendu pour sauver l’ancienne colonie française désormais en proie à la violence.


Wednesday, 22 December 2010

la Côte d’Ivoire a une mémoire?



par Jean-Jacques Dikongué sur http://www.afrik.com/article21560.html



Concluant une analyse dont le titre était : ’’LES DYNASTIES AFRICAINES EN MARCHE… Mais attention !’’, j’osais cette affirmation : ’’Les relations franco-africaines prendront à n’en pas douter, une autre tournure avec les prochaines élections présidentielles qui pointent à l’horizon. ’’. Une analyse qui faisait suite à la diarrhée des révisions constitutionnelles qui s’est saisie des présidents africains et dont l’objectif inavoué mais pourtant clair est : soit le maintien au pouvoir ou la mise sur orbite de leur progéniture.

A l’aune de ce qui se passe actuellement en Côte d’Ivoire, tout porte à confirmer cette conclusion avec une nuance de taille, les prémisses diffèrent selon qu’il s’agisse de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Sénégal ou d’un autre pays africain dit francophone. Si d’un côté l’exigence au respect de la souveraineté des Etats fonde et justifie le changement de ces relations franco-africaines, saurait-on dire la même chose de l’autre ? Restons donc sur le cas de la Côte d’Ivoire qui nous intéresse.


Tuesday, 21 December 2010

Le Potentiel: Françafrique et démocratie


Par JP MBELU sur Le Potentiel - Journal Burkinabè – le  21/12/2010

Quand Eva Joly a mené ses enquêtes sur l’affaire Elf dans les années 90, elle a été placée face à la corruption des élites, aux méthodes et aux pratiques qui l’ont aidée à désapprendre. Elle finit par confesser ceci : « La France m’a dégrisée, dévoilé l’envers du décor. L’instruction fit mon instruction ». Sa foi dans la grandeur et la noblesse des institutions de son pays a vacillé. La première partie du documentaire ‘Françafrique’ vient enfoncer le clou. Elle met davantage à nu l’existence des institutions secrètes parallèles aux institutions démocratiques et l’interconnexion entre les élites françaises et les despotes africains. Cette découverte pose la question de la pertinence de la lutte pour la démocratie dans un contexte miné, vicié où les intérêts des ploutocrates instrumentalisent « la démocratie ». Faut-il, dans ce contexte de démocratie piégée, rêver d’une Afrique débarrassée de la ‘Françafrique’ et de l’impérialisme intelligent ? A quel prix ? Ce contexte nous permet-il de désapprendre ? 




Monday, 20 December 2010

La désoccidentalisation du monde mise en Scène en CI

par Silvie Kouamé dans Le Nouveau Courrier 

On peut choisir de regarder la crise ivoirienne à travers les lunettes déformantes de la majorité des médias internationaux, qui ont choisi de raconter une histoire simpliste et manichéenne. En gros, il s’agit d’un pays où un roi nègre s’accroche au pouvoir. Alors qu’il a perdu des élections transparentes et validées par une «communauté internationale» forcément honnête, vertueuse et mue par sa mission civilisatrice et «démocratisante». Non violent, porteur d’espoir, son adversaire a appelé «le peuple» à descendre pacifiquement dans la rue, mais la soldatesque aux ordres du président sortant a sévi. Depuis, les puissances occidentales essaient de faire prévaloir les valeurs universelles…


Cette belle fable ne résiste ni à la réalité ivoirienne, bien plus complexe, ni à la froide logique de la diplomatie internationale. Le processus qui a amené l’Occident à imposer la thèse «Ouattara vainqueur» n’est ni légal ni légitime. Ce n’est pas la Commission électorale indépendante (CEI) qui a diffusé des résultats provisoires en sa faveur ; mais seulement son président, membre du RHDP, au sein du QG de campagne de Ouattara. Les fraudes dont le camp Gbagbo parle, et qu’on tente de rendre inaudibles par un tintamarre de «certifications » d’organisations internationales et d’ONG toutes abreuvées à la même source, sont avérées. Elles se voient sur des milliers de procès-verbaux irréguliers qui, dans un dialogue contradictoire, ne pourraient pas être rejetées d’un simple revers de la main agacé. Elles ont eu lieu dans une partie de la Côte d’Ivoire vivant sous la férule moyenâgeuse de seigneurs de la guerre voués à ADO, le champion d’une cause qu’ils considèrent comme celle du Nord.


Sunday, 19 December 2010

Des anomalies troublantes dans les chiffres de la participation, au second tour du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire

L'examen attentif du taux de participation au second tour de l'élection présidentielle ivoirienne laisse apparaître de troublantes anomalies entre les chiffres annoncés immédiatement après le scrutin -le lundi 29 novembre et les jours suivants-, faisant état d'une participation autour de 70 % des électeurs et ceux proclamés le jeudi 2 décembre à l'Hôtel du Golf, par Youssouf Bakayoko, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) qui indiquent une participation de 81 %.

Immédiatement après le second tour, le lundi 29 novembre et les deux jours suivants, des voix autorisées de la CEI, largement reprises par les agences de presse AFP, AP, Reuters et les médias internationaux, ont évoqué une « forte baisse de la participation » à l'élection présidentielle. Un sentiment partagé par la plupart les observateurs présents sur le terrain.


Ainsi, le vice-président de la CEI, Amadou Soumahoro, annonçait aux médias le lundi 29 novembre : « Le taux de participation au second tour de la présidentielle dimanche se situe autour de 70 %, en baisse par rapport au premier tour le 31 octobre où elle avait atteint
 83 %»