par Emmanuel Akani
Tel est pris qui croyait prendre. L’Uemoa qui voulait asphyxier l’État ivoirien – en soutien à Alassane Ouattara – est au bord du gouffre. Les États membres sont à la recherche de solutions pour prévenir un effondrement précoce du système bancaire de la sous-région.
L’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) part très affaiblie dans le bras de fer qu’elle a engagé avec le régime en place à Abidjan. Elle semble désarçonnée par la mesure de réquisition des agences de la banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) prise le 26 janvier dernier par le président Laurent Gbagbo. A l’ouverture hier à Dakar des travaux d’un Conseil des ministres extraordinaire de la Banque centrale, le ministre Bissau guinéen des Finances José Mario Vaz a reconnu que «la situation est grave» et que «la stabilité du système bancaire» de l’espace monétaire était en danger. La réquisition des agences nationales par le chef de l’État ivoirien, déplore-t-il, fait courir de très gros risques à l’union qui s’expose à une déstructuration dans les semaines et mois à venir si la situation perdure. «Les impacts négatifs de la crise (ivoirienne) sur le fonctionnement des économies de l’Union, prévient-il, constituent de fortes préoccupations qui devront être prises en compte».


