Wednesday, 2 February 2011

L’Uemoa panique: Tel est pris qui croyait prendre.

 par Emmanuel Akani

Tel est pris qui croyait prendre. L’Uemoa qui voulait asphyxier l’État ivoirien – en soutien à Alassane Ouattara – est au bord du gouffre. Les États membres sont à la recherche de solutions pour prévenir un effondrement précoce du système bancaire de la sous-région.

L’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) part très affaiblie dans le bras de fer qu’elle a engagé avec le régime en place à Abidjan. Elle semble désarçonnée par la mesure de réquisition des agences de la banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) prise le 26 janvier dernier par le président Laurent Gbagbo. A l’ouverture hier à Dakar des travaux d’un Conseil des ministres extraordinaire de la Banque centrale, le ministre Bissau guinéen des Finances José Mario Vaz a reconnu que «la situation est grave» et que «la stabilité du système bancaire» de l’espace monétaire était en danger. La réquisition des agences nationales par le chef de l’État ivoirien, déplore-t-il, fait courir de très gros risques à l’union qui s’expose à une déstructuration dans les semaines et mois à venir si la situation perdure. «Les impacts négatifs de la crise (ivoirienne) sur le fonctionnement des économies de l’Union, prévient-il, constituent de fortes préoccupations qui devront être prises en compte».

Les Centrafricains sont-ils condamnés aux élections truquées et aux dictateurs « amis de la France


2 février 2011 par Survie
Appelés aux urnes le dimanche 23 janvier pour le 1er tour des élections législatives et de l’élection présidentielle, les Centrafricains ont subi, dans l’indifférence générale, une mascarade électorale de plus. L’association Survie, qui lutte inlassablement contre l’impunité de la Françafrique, dénonce le soutien des autorités françaises et l’absence de réaction des autorités européennes au maintien de la dictature de François Bozizé, soi-disant réélu avec 66,08% des suffrages. Paris, Bruxelles et l’ONU, en se concentrant sur la seule Côte d’Ivoire, prouvent une nouvelle fois l’intérêt sélectif porté aux élections présidentielles en Afrique.

Tuesday, 1 February 2011

COTE D'IVOIRE: POUVAIS-JE RESTER SOURD À TANT DE SOUFFRANCES BAFFOUÉES

Par Gaston Kelman
Vous me connaissez. Je n’ai jamais été ni le céroféraire ni le thuriféraire d’un afrocentrisme militant, parce que tous les centrismes sont naïfs, et nocifs, et stériles. Je n’ai jamais supporté une Afrique tournée vers un passé qui ne se concevrait que dans l’âge d’or des pyramides ou l’âge de cendres de la colonisation et de l’esclavage. J’ai pu – ou su - crier à Douala que la France ne devait rien au Cameroun quand on se placerait sous cet éclairage des relations passées. Avec Frantz Fanon, j’ai dit que je n’étais pas prisonnier de l’histoire, que je n’y cherchais pas un sens à ma destinée. J’ai toujours brandi le Hic et Nunccomme la règle, l’équerre et le compas qui traçaient les lignes de ma conduite et de ma relation à autrui. C’est ce Hic et Nunc qui m’autorise aujourd’hui à dire avec Aimé Césaire «fin à ce scandale » mais aussi «this scandal must be put to an end», pour me faire comprendre du maître de l’Outre-Atlantique ; à ne pas rester sourd à tant de souffrance et de dignité bafouées ; à me demander – pure question de rhétorique – quelle position aurait prise le défenseur de la liberté, de la justice et de l’Algérie meurtrie, Frantz Fanon. 


Les intérêts économiques français menacés en Côte d’Ivoire : les explications de Philippe Evanno.

Les médias français ne disent pas toute la vérité sur la situation en Côte d’Ivoire.
Plusieurs pays, comme la Russie, le Brésil, la Chine ou le Mexique soutiennent Laurent Gbagbo, alors que les Etats-Unis ou la France demandent son départ. A Abidjan, le président sortant n’a pas l’intention de céder sa place. Or, ce sont les intérêts économiques français, dont ceux du groupe Bolloré en première ligne, qui sont menacés. Philippe Evanno est chercheur à la Sorbonne, directeur de l’Institut de Prospective Africaine et il connait parfaitement l’Afrique. Il a notamment été formé par Jacques Foccart et a collaboré avec lui jusqu’au décès de ce dernier. Il était l’invité de Yannick Urrien mercredi 8 décembre dans le magazine de 8h10.
(Durée: 29 minutes). Pour écouter l'entretien avec Philippe Evanno, cliquez sur le

 bouton lecture: 
D’abord, Philippe Evanno souligne que cette affaire traduit «une opposition entre l'ONU et une nation. Plus généralement, on peut se demander si nous ne sommes pas en train d'assister à un renversement de situation concernant la gestion des dossiers africains et leur domination actuelle par les organisations internationales contrôlées par les États-Unis». En réalité, «cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines étaient sous contrôle américain. Aujourd'hui, c'est la place et la domination des États-Unis sur le continent africain qui sont en jeu. La divulgation des notes diplomatiques américaines par Wikileaks et leur analyse permettent de démontrer que les Américains étaient très heureux de l'effacement français, puisque cela leur laisse le champ libre sur la totalité du continent». Selon Philippe Evanno, «le bouclage de cette domination se joue sur la présidentielle ivoirienne, puisque c'est sur cette présidentielle que l'on joue l’annulation pure et simple de la souveraineté des Etats africains». 

Ouattara, président sous l’autorité de Bédié




Mdr: Ouattara, président sous l’autorité de Bédié...