Monday, 9 May 2011

Si c’est ça l’ère Ouattara, les choses commencent mal !

par Suy Kahofi  (blogguer pro-Ouattara)
Je n’ai jamais été autant étonné de voir la Présidence Ivoirienne ! Pas étonné de voir le monde qui s’y trouvait à la prestation de serment du Président Alassane Ouattara mais étonné de la manière dont cette institution est malmenée aujourd’hui. Je dis bien malmenée ! Le symbole du pouvoir d’Etat Ivoirien s’est transformé le temps d’une cérémonie en village où la langue officielle est passée du français au dioula ! Le nom inscrit sur la carte d’identité était un sésame et deux mots bambaras bien placés valaient mieux qu’une accréditation en règle. Les copinages de partis politiques et de familles alliées par ici pendant que les invités poireautent au portail devant des nouveaux protocoles galvaudés d’un zèle hors norme. « Voici les nouveaux hommes forts du pays, impolitesse va les tuer » lance discrètement une femme exacerbée par le comportement quasi injurieux d’un excité d’à peine quarante ans face à des symboles de la monarchie coutumière de notre pays. Même les religieux n’ont pas eu droit à un traitement de faveur, eux dont l’accoutrement était un laissez-passer !

Saturday, 7 May 2011

Côte d’Ivoire, où le silence fait loi

Par François Leclerc
Le journaliste François Leclerc évoque la loi du silence et l'impunité qui entourent la situation en Côte d'Ivoire au lendemain de l'arrestation de Laurent Gbagbo et ses proches.
Les jours passent et dévoilent un peu plus la portée des mensonges d’Etat en Côte d’Ivoire. L’interview ici sur SlateAfrique de Choi Young-jin, l'envoyé spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire dit beaucoup de l’incroyable morgue, de l’incommensurable mépris que porte ce haut fonctionnaire à une partie du peuple ivoirien. Je passe sur ses difficultés à jouer au golf alors que les gens tombaient sous les balles et que le pays s’enfonçait dans la tourmente... Invraisemblable.
On ne compte pas les faussetés recensées dans ses propos, lui qui annonçait 70% de votants le lundi 29 novembre 2010, au lendemain du second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, et 81% fièrement aujourd’hui. Comment peut-il évoquer environ 300 morts à Duékoué alors que le comité international de la Croix rouge (CICR) a comptabilisé plus de 800 corps? Comment peut-il évoquer les soutiens de Gbagbo avec autant de haine? Faut-il lui rappeler que la plupart de ceux qui ont voté pour le vieux combattant de la démocratie sont issus de la classe moyenne, qu’ils sont notamment étudiants, professeurs, fonctionnaires; ce tissu social aujourd’hui détruit ou brisé par des tueurs à amulettes dans les rues d’Abidjan? Faut-il lui rappeler le texte qu'il avait écrit trois jours avant les élections confirmant la suprématie du Conseil constitutionnel sur tout organe extérieur?
Il ne peut donc évoquer des tricheries identiques au Nord et à l’Ouest alors qu’aucune requête n’a été formulée contre la majorité présidentielle. Choi piétine les lois qu’il assurait respecter la veille du scrutin… Bizarre, bizarre. Nous avons aussi découvert dans son exposé l’existence de bureaux-tests en Côte d’Ivoire. Est-ce possible, dans un pays qui n’a jamais connu de vraies élections présidentielles et qui n’a donc aucune antériorité dans l’analyse de résultats?
La loi du silence
J’aurais aimé qu’il réponde aux accusations du Canard Enchaîné sur le soutien de l’ONU au trafic de diamants par les proches de Ouattara dans les années 2009-2010. Ce sujet majeur est au cœur de la manipulation. Je vous conseille le reportage d’Arte sur la prise de Laurent Gbagbo par les soudards de Ouattara: un parfait résumé pour comprendre les forces en présence. Au milieu de ce désastre orchestré, un homme: Jean-Marc Simon, ambassadeur de France. «Gbagbo n’existe plus», vomit-il, posture de coq dans la basse-cour. Son attitude est insultante, ignorante de tous ces gens qui ont voté pour son ennemi revendiqué. Il se rêve en gouverneur au royaume des Eléphants; il n’est qu’un pantin triste qui a tué la démocratie dans ce pays grâce à l’armée française dont certains gradés s’avouent écœurés, en privé, de travailler à côté de chiens de guerre incultes.
Certaines organisations humanitaires —Médecins sans frontières, toujours droit dans ses bottes, Amnesty International ou le Comité International de la Croix-Rouge— ont heureusement brisé la loi du silence généralisé. Reporters sans frontières s’est aussi indigné des atteintes à la liberté de la presse.
Une presse ivoirienne moribonde
Rappelons-nous l’époque récente où l’opposition sortait six ou sept quotidiens, ou les pro-Ouattara s’exprimaient sans vergogne. Le paysage est maintenant dévasté. Les journaux pro-Gbagbo n’existent plus, des imprimeries ont été brûlées, et ça ne pose aucun problème aux médias français. La Télévision Côte d’Ivoire (TCI) reproduit les mêmes reportages que la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) mais à l'inverse, et la France et l’ONU applaudissent ce qu’elles honnissaient la veille.
Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), ose critiquer ce système dictatorial? On lui coupe la parole et on l’interne! Ce jour-là, le reporter de RFI présent sur les lieux au moment de la déclaration est rudoyé par les autorités et son matériel et son portable saisis. La réaction de ses boss parisiens? Un silence courtois. Tous les employés aimeraient être défendus avec autant d’amour par leurs patrons…
La démocratie par les armes
Quid des autres membres du gouvernement, proches du FPI (Front populaire ivoirien), embastillés dans un hôtel? On leur retire leurs cellulaires. Interdiction de communiquer avec l’extérieur. Où sont les Blé Goudé (ex-ministre de la Jeunesse), les Don Mello (porte-parole du gouvernement Gbagbo)? Pourquoi frapper Michel Gbagbo? Personne ne le sait. Magnifique démocratie par les armes. Recherchez les images de Dakoury-Tabley, ancien directeur de la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Bécéao), en caleçon aux mains de voyous dans la résidence présidentielle, ou encore celles de Jean-Jacques Béchio, politicien éminent, le visage déformé et sanguinolent après avoir reçu un coup de pied alors qu’il venait se rendre…
A une époque récente, la France était intervenue contre le gouvernement précédent pour empêcher l’utilisation d’armes lourdes à Abobo (quartier nord d’Abidjan), nous avait-on affirmé. Les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) utilisent les armes lourdes à Yopougon mais le silence règne en maître. Chut, on tue des « miliciens». Y-aurait-il un bon et un mauvais sang ivoirien?
Si les exactions sont mois nombreuses ces derniers temps, comment arriver à renvoyer les dépenaillés de Guillaume Soro, le Premier ministre ivoirien —sorte de Mad Max sans le moindre soupçon de professionnalisme, capable d’abattre de sang froid Désiré Tagro, ancien ministre de la République, de se servir de boucliers humains pris au hasard dans la rue ou d’abattre I.B. pour l'empêcher de parler? Ils sèment la terreur, ont pillé toutes les administrations, les villas cossues. C’est d’ailleurs au passage la preuve que le vote dans le Nord était un vol manifeste; qui aurait osé exprimer un avis contraire à ces hommes ivres de violence et d’alcool?
On ne parlera même pas ici des meurtres perpétrés un temps sur les ethnies qui seraient proches de Laurent Gbagbo… On a créé des monstres; comment s’en débarrasser? Les principaux généraux de Gbagbo ont fait allégeance —par nécessité ou par choix— mais leurs troupes ne veulent pas spécialement travailler à côté de leurs fossoyeurs. Il est encore trop tôt.
Réconciliation: quelle légitimité?
L’administration est en panne, en dépit des appels à la reprise du travail. Et l’armée française s’est vue contrainte de sécuriser des banques le jour de la paie pour éviter de voir ses alliés piquer dans les caisses... Quelle marge de manœuvre possède Alassane Ouattara, ce président imposé par la France? Ses appels au calme, à la paix sont nécessaires, mais pas suffisants. Il sera jugé sur des actes, pas sur des paroles. L’enfermement de Gbagbo est une erreur stratégique à l’heure de la réconciliation: son ennemi est devenu son allié le plus puissant, le plus sûr. Peut-être le seul.
Le choix de Charles Konan Banny, membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) anti-Gbagbo, comme président d’une Commission vérité et réconciliation participe de ces décisions iniques: on ne prend pas un homme aussi marqué politiquement pour apaiser les tensions. En Afrique du Sud, Desmond Tutu avait une immense légitimité en prenant la tête de cette même commission, dont les travaux ont duré trois ans. Il faut d’ailleurs absolument lire le texte de Thabo Mbeki, l’ancien président de la «nation arc-en-ciel». Il a travaillé sur la crise pendant des années, en connaît les ressorts et les hommes.
Je n’ai pas évoqué Nicolas Sarkozy, le président français, celui qui a amené et orchestré le chaos. Sa femme laissait échapper des larmes sur la mort de Français dans un attentat à Marrakech. Sait-elle seulement que des centaines de patriotes ivoiriens sont tombés sous le feu de leurs soldats? Cela vaut peut-être aussi quelques larmes…
In slateafriaue

Conseil Constitutionnel ivoirien: revenir à la raison garder

par D'Elias Koré  in SAOTI

« Libérez Gbagbo ! » « On veut Gbagbo ! » « Pas de négociations sans Gbagbo! » « C’est Gbagbo le président ! » « Yao N’Dré est un traitre ! »

Que d’injonctions péremptoires et d’accusations virulentes sont entendues et lues ci et là depuis la capture de Laurent Gbagbo par l’armée française, sa remise aux troupes de Ouattara et sa séquestration illégale à Korhogo. Et l’arrêt rendu hier par le Conseil Constitutionnel, qui proclame Alassane Dramane Ouattara Président de la République de Côte d’Ivoire, n’est pas venu calmer l’intense vague de révolte qui anime les partisans de Laurent Gbagbo, qu’ils soient Ivoiriens ou pas, loin de là !

Mais si l’émotion suscitée par les événements auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée depuis plusieurs mois est compréhensible, il faut cependant savoir, à un moment donné, raison garder.

Wednesday, 4 May 2011

IVOIRIEN IVOIRIENNE, QUE FAIS TU POUR TA LIBERATION?

Par le Réseau Panafricain pour la Défense de la Souveraineté des États Africains revisité par abidjan_pas _net

Coup de gueule d’un résistant de Yopougon qui s'appelle ironiquement  Mossi Dramane. Je partage une très  grande partie de ses coups de gueules …

Coup de gueule acte 1

1-       les amis on va se dire les vérités. Vous êtes scotchés à vos ordinateurs. Mossi,  nouvelles de Poy  (Yopougon-quartier d’Abidjan) ?  Je vais vous dire 2 mots. Affaire des résistants de poy(Yopougon-quartier d’Abidjan)   ne va pas durer indéfiniment. Avec le cas IB (Ibrahim Coulibaly-  rebelle pro-Ouattara assassinée par ces anciens frères D’arme) réglé par les rebelles,  Poy (Yopougon)  est le seul coin qui leur pose problème. Les gens de la diaspora font des marches.  Mais vous qui êtes a Babi  (Abidjan) qui n'êtes pas à Poy (Yopougon) vous faites quoi? Vous demandez est ce que Poy tient. Oui Poy tient. Mais Poy tiendra encore mieux si vous les soutenez.  j'ai demandé les signalements des positions des hélicos  (hélicoptère de l’armée française et onusienne) et des rebelles  (pro-Ouattara) dans Abidjan. À part 3 ou 4 personnes, personne ne fait ça. Les rebelles ont concentré toutes leurs forces là-bas ((Yopougon-quartier d’Abidjan). Il va falloir créer d'autres zones de troubles. Soyez créatifs dans vos quartiers.

2-      c'est vrai on rigole ici (en Côte d’ivoire –Abidjan). On fait des affairages (petite affaire – micmac). Mais Mossi Dramane (résistant de yopougon- auteur du texte) n'est ni Zoumana ni Oupoh de ma famille  (une série télévisée) pour vous faire rire. je suis un résistant.

3-      vous ne jouez pas vos rôles de résistants. Je ne sens pas beaucoup de gens. J’ai vu des quartiers entiers d’Angré (quartier D’Abidjan)  surveillés à peine par 2 rebelles et personne ne fait rien. Personne ne jette des briques (crée des barrages)  sur la route, personne ne fait rien.

4-      vous allez me dire oui, vous n'avez pas d'armes c'est vrai. Mais vous avez fait quoi pour soutenir vos amis de Poy (yopougon) ? toi tu bosses dans un coin. Tu as les machines pour faire les faux papiers. Tu ne peux pas faire de faux papiers pour les gars de Poy pour qu'il puisse sortir de la zone?

5-      si tu te donnes l'objectif de faire 2 fausses attestations pour tes gars de poy. ils pourront sortir sereinement de poy et venir rejoindre vos quartiers. Chacun doit agir - ne dormez pas !


6-      les gens de Poy (yopugon)  pouvaient fuir le pays depuis mais ils sont restés pour se battre. Moi-même je pouvais « tchala » (m’enfuir)  au Ghana, j’ai mes diplômes, je suis bilingue mais je suis resté pour centraliser toutes les infos. Donc vous aussi résistez mais ne dormez pas sur vos ordinateurs.

7-      Les  sales petits rebelles de Marcory ou Cocody sont là : « mon vieux té « songon » (bien habille), donne jeton (donne-moi de l’argent- rackette). » Vous êtes là, vous riez avec eux. Certains même leur donne des pièces et vous vous appelez patriotes. ayez honte de vous ! Si vous vous comportez comme ça je vous le dit. Gbagbo va mourir à Korhogo et ne doit actuellement pas être fier de vous.

Coup de gueule acte 2.

1-      Ne dormez pas ! Vous savez pourquoi Mandela a fait 27 ans de prison? Parce que l'Afrique du sud a été tranquille pendant tout ce temps. Quand la situation est devenue intenable avec un risque de guerre civile, les blancs n'ont pas eu d'autres choix que de le libérer et négocier avec lui. Si vous ne voulez pas que Gbagbo reste à Korhogo jusqu'à sa mort levez-vous!!!

2-      actuellement les gens  (Desmond tutu – Koffi Annan – etc…) prennent avion pour aller le voir à Korhogo parce que la situation est instable et Gbagbo demeure un interlocuteur indispensable. Mais quand tout sera calme je vous assure qu’affaire de Gbagbo « wawuyé ». (l’affaire Gbagbo sera terminée et oubliée).

3-      mais continuez à dormir. Restez sur vos ordis tous les jours à chercher des sons (des nouvelles). Vous allez le faire pendant 30 ans si vous le voulez.

4-      Le président Laurent GBAGBO s'est battu jusqu'au bout dans sa résidence. Il était avec sa femme, sa mère, ses enfants et ses petits-enfants. Il aurait pu fuir, mais il est resté.

5-      Affi Nguessan (Président Du FPI – Membre du LMP) un père de famille depuis sa prison de la pergola a dénoncé le coup d'état et vient d’être conduit à Bouna en prison. Mais toi tu es assis chez toi tu as fait quoi?

6-      vous êtes là, tant que les rebelles ne tuent pas un gars de votre famille vous êtes détachés de la résistance. Vous êtes sur vos claviers. Après : «  hiiiiiiii !  on a pillé chez moi, éééh !on a fait ça. Mais c'est normal si vous dormez »

7-      Les blancs ont pris Béhanzin, on l'a mis en exil, il est mort là-bas. Dernièrement des gens comme Lissouba, Patassé ont été poussé (envoyé)  à l'exil par la France, ils n'ont plus jamais repris le pouvoir et sont réduits au silence. Continuez de dormir et cela va arriver à Gbagbo.

8-      Dans certains quartiers je suis tellement déçu , quand je vois des gens faire à manger (au rebelles pro-ouattara)  pour ne pas se faire voler ( piller)  par les rebelles. mais vous venez de quelle planète vous là? Vous mettez vos bourreaux à l'aise et vous vous plaignez que les rebelles sont sur vos dos.

9-      Mais apprenez à vous respecter hein ! dans même Abidjan là, des gens sont arrêté, on les kidnappe, on fouille (on vole) chez les gens et vous êtes là Abidjan a repris (repris ces activités). Des imbéciles vont boire des bières et disent  (prophétisent) dans leur bouche Gbagbo va revenir. Vous pensez que Gbagbo c'est Ange Gabriel ou bien ? - et puis il va quitter Korhogo pour revenir à Abidjan. vous rêvez !

10-  on vous donne 1 mois de salaire, on prend agios de 3 mois dans vos salaires. Personne ne se plaint. Ou bien « banque » là est pour les rebelles ? -  et vous vous taisez !?

11-  vous êtes la  « Abidjan a repris », les gbakas (camionnette de transport en commun)  roulent, les Warren (taxi communaux) roulent. C’est ça qui va ramener Gbagbo hein !? ivoiriens, Ivoiriennes  vous êtes trop décevants.   il suffit demain que 2 maquis reprennent et c'est fini vous allez oublier Gbagbo à Korhogo

12-  vous pensez que les rebelles ont fait école de rébellion ou bien? ils se sont frottés au feu des FDS pour s'aguerrir un peu un peu. Dormez seulement dormez

Coup de gueule acte3

1-      je vais parler à mes amis chrétiens. Depuis des mois et vous pouvez voir mes anciennes publications je parlais de Malachie. ça m’a valu plein de messages méchants. Vous avez vu maintenant.1ère question pour vous: qui connait visage de Malachie? qui sait ou Malachie prêche?

2-      vous croyez en Dieu et c'est bien. Moi je suis baptisé et tout. je connais assez bien la bible. Faîtes confiance à Dieu et non aux hommes.

3-      vous êtes resté à dormir dans vos salons on vous disant : « les chars vont fondre ». Les lumières vont tomber du ciel. Aide-toi et le ciel t'aidera ! Tu as prié c'est vrai, c’est bien, mais tu as fait quoi comme acte concret?

4-      Vous pensez que vous avez le monopole de Dieu ou bien? Vous pensez que les rebelles ne prient pas hein!! vous êtes là les francs-maçons nous combattent. Mais ils te combattent ;  tu finis de prier est ce que tu les combats?

5-      Dieu a dit aux israéliens de quitter l’Égypte. Les gars sont partis. Ils ont porté les vieux, les malades et ont fui et la mer s'est ouverte. ils ne sont pas restés en Égypte en attendant que Dieu les prenne et leur  fasse survoler la mer pour les faire sortir d'Égypte. Posez-vous la question, quel a été votre (ma)  part de combat?

6-      vous êtes là, les israéliens, les israéliens. Mais eux là ils se battent hein !  contre les autres peuples. Ils ne restent pas les bras croisés pour dire on est peuple de Dieu on sera sauvé. Dieu va faire ça ou ca

7-      ne rêvez pas,  réveillez-vous un peu ! . On est tous chrétiens. Mais Dieu ne nous a pas appris à être fainéants.


8-      je me mets off un moment. Vous attendez encore des ordres hein!! Gbapè (Charles blé Goudé)  était en Angleterre en 2002 , il est rentré- il a reçu ordre de qui? Ne sortez pas de cette mentalité de suiveurs, continuez. il est grand temps que chacun soit son Blé ou son Gbagbo. Moi je ne reçois pas d'ordre de quelqu'un j'ai pris mes responsabilités. Chacun peut en faire autant.

9-      pensez, réfléchissez, proposez ne restez pas là a  attendre que les gens fassent tout pour vous. Je me rappelle que plusieurs fois le président Laurent GBAGBO grand politicien de son état a consulté son peuple sur des sujets sensibles pour prendre de bonnes décisions. C’est dire que vous aussi vous pouvez proposer des choses concrètes depuis vos quartiers

10-  Moi j’en ai fini pour ce soir. Bonne nuit les résistants de salon. Ciao ciao et que Dieu nous garde

Coup de gueule acte4

11-  tu ne peux pas venir au pays ? La vie ne s'arrête pas aux marches à la place des nations. est-ce que tu as déjà sacrifié 10 euros pour imprimer des photos sur les morts (les crimes) de Ouattara et les distribuer dans les rues de ton quartier?

12-  est-ce qu’une fois au boulot ou à l'école tu as déjà partagé des tracts sur la crise ivoirienne. Tu as déjà pris une soirée pour aller au parc pour partager des prospectus sur les mensonges de l'ONU dans ton pays?

13-  dans les universités que nous tous avons fait en Europe ou en Amérique y a des associations, y a des murs pour disposer vos affiches. Investissez ces lieux. Quand il y a des débats sur votre pays, allez participer. Ne te dis pas je suis seul que c'est un débat des RDR ( Pro-Ouattara) . il faut aller et faire savoir ton point de vue sur la crise. C’est très important

14-  il faut aller au-delà. tu te bats avec les moyens de bord c'est bien. Mais est-ce que tu explores d'autres voies ? C’est de ça je parle. Il faut chercher d'autres réseaux, voir plus loin

15-  on connait tous les journalistes, y a pleins de corrompus partout. Vous êtes sur que si à vos marches vous cotisez 1 euro chacun, tu crois que si tu donnes 3000 euros à des journalistes pour diffuser un de vos trucs ils ne vont pas le faire. ils vont le faire cher ami.

16-  maintenant si ça ne marche pas (je sais que ça va marcher)vous ne pouvez pas faire votre web radio ou un petit journal en ligne?

17-  on connait les journalistes bien. Les journalistes de jeune Afrique, Afrique Asie et autres font le tour de paris pour demander de l'argent pour faire des articles téléguidés. Vous ne pouvez pas les corrompre?

18-  moi je n’ai pas encore parlé de levée de fond dont on ne sait où ça va. moi je te dis tu peux prendre un groupe restreint avec des amis. Cotisez chaque semaine 5 euros et un peu un peu avoir 300 euros et commencez à payer des petits journalistes pour diffuser vos news ( Infos)  jusqu'à ce que vous ayez assez de moyens pour monter sur les journalistes de le monde ou le figaro

19-  nouvelles de Poy  ( Yopougon) ?  les rebelles pro-ouattara  égorgent, tuent, pillent et violent dans les quartiers. Actuellement chacun est face à son destin. Tu te bats à Poy, après les combats on te tue. Tu croises les bras comme les gens des autres communes on te tue, on te pille. Ivoirien est bête et aime être commandé par les étrangers. Bande de  « tampiri » ( Imbéciles)  et de djouuu bye

Cote D’ivoire : "Ces terribles crimes de guerre pourraient être requalifiés en génocide"

À l'heure où la coalition Licorne-Onuci-"Frci" pilonne des zones civiles d'Abidjan...

Michel Galy 
Enquête Dans L'Humanité, par Michel Galy: "Côte d'Ivoire. Groupes armés. Le pays en pleine extension de la guerre nomade ?"


"Des acteurs du conflit sont venus du Liberia et de Sierra Leone qu’ils avaient laissés exsangues, pour rallier les troupes d’Alassane Ouattara. D’où la menace d’instabilité persistante, analyse Michel Gally, spécialiste de la région. La guerre en Côte dIvoire a bien eu lieu, mais ce nest quun épisode localisé dune «guerre nomade» qui tourne depuis 1989 entre plusieurs pays ouest-africains, et le cycle des violences est loin d’être terminé.


En 1989, une centaine de guerriers dirigés par Charles Taylor, armés par le Burkina Faso, passent la frontière ivoirienne pour mettre à feu et à sang le Liberia; puis vient le RUF de Foday Sankoh, qui conquiert la Sierra Leone et massacre plus de 2000 personnes en prenant Freetown, la capitale. Ce sont bien les mêmes qui, en 2002, ont commencé la rébellion ivoirienne, maîtrisant les deux tiers du pays à la faveur d’un coup d’État dont tout indique aujourd’hui qu’il se faisait au profit d’Alassane Ouattara.
Crime  Pro-Ouattara 2011

Ces «guerriers nomades», passeurs de frontières, ont fait de cette activité de pillage en extension continue un mode de vie, voire de gouvernement. Au nord de la Côte dIvoire, depuis 2002, sest mise en place une sorte de «dictature rebelle» où toute opposition est impossible et la violence gratuite monnaie courante, tandis que les services de l’État ont en pratique disparu et que l’informalisation économique se combine avec des rackets en tout genre. Une sorte de féodalisation militaire s’est fait jour: le règne des tristement célèbres «comzone», ces commandants rebelles qui tirent d’énormes profits de leurs rapines.

Dans les «biens mal acquis», des associations comme Sherpa pourraient leur demander des comptes: il est de notoriété publique à Ouagadougou, au Burkina Faso, que les somptueuses villas du «quartier Millionnaire» ont été construites grâce au pillage du nord de la Côte dIvoire; le premier dentre eux, Guillaume Soro, nest-il pas aussi un riche propriétaire qui possède des appartements jusqu’à Paris? Il nest pas sûr que ses émoluments de premier ministre y aient suffi

Les récents événements semblent assurer une extension maximale à ce système nordiste de violence et d’exploitation: le pillage de quartiers entiers dAbidjan comme Angré sest étendu à l’université et au quartier administratif du Plateau: voitures réquisitionnées de force, maisons vidées, militants FPI (le parti de lex-président Gbagbo) rackettés, les guerriers du Nord formant larmée rebelle (rebaptisés Forces nouvelles, puis, sans doute par antiphrase, Forces républicaines) sont les premiers à piller, transposant le système du Nord dans la conquête de la capitale.

Cette «libérianisation» de la guerre ivoirienne a culminé dans lOuest: le massacre de Duékoué (plus de 800 civils), dénoncé publiquement par la Croix-Rouge, s’est effectué le lendemain de la prise de la ville par la soldatesque d’Alassane Ouattara. Comme au Rwanda en 2004, des cartes d’identité jonchent la ville autour des cadavres des victimes: les noms et lieux de naissance ont permis aux tueurs de repérer les membres de l’ethnie autochtone guéré, partisans de Gbagbo et opposés à l’installation forcée de colons agricoles dioulas (Nordistes de la Côte d’Ivoire, Maliens et Burkinabés) sur leurs terres. Ces terribles crimes de guerre pourraient être requalifiés en génocide.

Représailles et contre-représailles s’enchaînent désormais: à Daloa et Gagnoa, des Dioulas, qui forment la moitié de la population urbaine, servent dindicateurs et de relais de violence à l’armée du camp Ouattara pour persécuter, au-delà des militants FPI, les ressortissants de trois peuples réputés proches de l’ancien pouvoir, Attiés, Bétés et Guérés, dont les victimes pourraient déjà se compter par milliers.

Comme pendant les guerres nomades précédentes, des groupes armés venant du Liberia servent les deux camps et se livrent, quant à eux, à des atrocités aveugles et des pillages généralisés; dans un phénomène courant de flux et de reflux, en admettant lhypothèse optimiste dun retour au calme en Côte d’Ivoire, l’errance de ces groupes vers la Sierra Leone et surtout le Liberia semble probable.


Les Dozos ( pro-Ouattara)

Mais que faire aussi de ces trop fameux «dozos» ( Pro-Ouattara) , qui comme les «kamajors» de Sierra Leone, sont des sortes de néochasseurs traditionnels du Nord ivoirien, avec un accoutrement et une mystique tirés du vieux fond mandingue (invisibilité, invulnérabilité…)? Surtout spécialisés dans les massacres de masse comme à Duékoué, ils traitent en brousse lennemi sur le mode de lanimal et le dépècent comme tel…

Cette guerre nomade semble en extension: par une ruse de lhistoire bien africaine, elle fait retour sur le commanditaire de ces divers conflits, le président Blaise Compaoré, du Burkina Faso. Ayant poussé Charles Taylor, Foday Sankoh, Guillaume Soro à déstabiliser leurs pays respectifs, il se trouve face à un mouvement militaire, mais aussi politique et social qui pourrait l’emporter; ainsi lassassinat de Thomas Sankara paraît-il rétrospectivement comme un trauma originel se reproduisant alentour jusqu’à menacer son auteur."

Michel Galy