PAR SAN FINNA
Les élections législatives du 11 décembre 2011 en Côte d’Ivoire auraient dû, pour tous les Ivoiriens, se dérouler dans l’allégresse d’un pays ayant retrouvé l’apaisement des cœurs ; un pays qui, ayant extrait et conduit l’élément perturbateur Laurent Gbagbo à la Haye pour jugement international, aurait dû baigner dans le parfum d’une réconciliation retrouvée ; un pays qui, le droit y ayant été restauré avec tant de panache, aurait dû, aux yeux du monde, traduire ce retour de l’espoir par des taux exceptionnels de participation à ces premières consultations de l’ère Ouattara. Mais de tout cela, il n’en est absolument rien. Tout au long de la journée, les électeurs se sont fait désirer devant les urnes. Les rangs squelettiques constatés devant les bureaux de vote ont fait la preuve de la disette participative qui a caractérisé le scrutin.



