Friday, 15 April 2011

Ivory-Coast: CrossTalk on Ivory crucible

Marie-Antoinette Singleton daughter of Laurent Gbagbo on CNN

Storytelling à l'ivoirienne

Publié par Walid Hicham 
Le storytelling, cette science qui scénarise et personnalise les événements

La séquence diplomatique exigeait de faire vite : la Russie commençait à donner de la voix. L’Angola rappelait que pour elle, Laurent Gbagbo était le président élu. Le temps commençait à déplacer les lignes. A remettre en cause certaines « évidences » et certitudes.
La séquence politique exigeait également ce « dénouement rapide ». L’incapacité des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à aller chercher le président honni « au fond de son trou » sapait leur légitimité. Dans le même temps, elle mettait l’eau à la bouche d’autres parties telles celles du« commando invisible » d’Ibrahim Coulibaly (IB), capable de basculer en tête et de ramener Laurent Ggabgo comme trophée de guerre, matérialisant la grande peur de Guillaume Soro, premier ministre mais surtout ministre de la défense.
D’un naturel indécis, véritable extraterrestre dans un milieu qui ne connaît que la violence (militaire pour les rebelles devenus Forces nouvelles et enfin Forces républicaines de Côte d’Ivoire – que de transhumance sémantique ; estudiantine dans le cas de Guillaume Soro), n’ayant aucunement  la mainmise sur les militaires, Alassane Dramane Ouattara s’épuisait  à empêcher les débordements dans son camp. Alors un coup de fil à Sarko, et la messe était dite : les « forces impartiales »devaient gagner la guerre tout en veillant à ce que les formes soient respectées et que les FRCI aient le beau rôle. Il fallait faire vite. Et surtout se réapproprier un champ médiatique qui commençait à se dérober sous leurs pieds.

Ghana: Rawlings condemns Gbagbo's tragic capture

Ghana’s former President, Flt Lt Jerry John Rawlings, has described the arrest of Cote d’Ivoire’s President Laurent Gbagbo on Monday as a repetition of the tragedy of DR Congo’s Patrice Lumumba in 1960.
Commenting on the events surrounding Gbagbo’s arrest, President Rawlings said: “Fifty years down the road, with Africa still groping for freedom and justice, Black Africa repeats the tragedy of Patrice Lumumba, while next door fellow Arabs are fighting and dying for their freedoms.”
“Whither are we bound,” he asked.

He said: “The violent mishandling of the arrest of Gbagbo and members of his family, particularly the humiliation of his wife by rebel forces is a further indictment on some members of the international community."

The former President said there were verifiable reports that rebels are abducting women and girls in certain populated districts of Abidjan, citing the case of the Yopougon Sicogi district of Abidjan where house-to-house ‘cleansing’ operations have been ongoing since Tuesday with men being executed and women and girls abducted.

He told Myjoyonline.com that “Reports by the Red Cross and other international organisations of the massacre of 800 in Duekoue by the advancing rebel forces and the failure to lay the blame where it belongs by the international community further exposes biases in the Ivorian crises.”

Thursday, 14 April 2011

Opinion: « L'après-Gbagbo » en question

Le Genocidaire: Ouattara

«L'après-Gbagbo » et l'implosion imminente du  système Ouattara

Ça y est ! Ouattara va enfin rendre à notre Côte d’Ivoire chérie la paix qu’il avait promis de ne lui rendre que lorsqu’il sera devenu son président. Il va enfin la rendre gouvernable. Enfin, c’est ce qu’il croit et ce que nous espérons. Il triomphe, il entre au palais présidentiel en enjambant des milliers de cadavres que ses forces rebelles ont criblé, égorgé, lynché, immolé et étalé là pour lui depuis Septembre 2002.
Ce qui m’intéresse, c’est cette nouvelle ère que beaucoup de journalistes spécialistes de l’intoxication et de la guerre communicationnelle psychologique comme nous l’avons tous subi ont appelé : l’après-Gbagbo. Et les réalités des alliances du nouveau système, le système Ouattara.

Il n’y aura jamais d’après-Gbagbo

Qu’ils ne se trompent pas. Il n’y aura jamais d’après-Gbagbo. Comme il n’y a jamais eu d’après- Lumumba ou d’après-Sankara. Les Américains et Kagame qui ont dû tirer une balle dans la tête de Kabila père en Janvier 2001 parce qu’il s’était « relumumbaïsé », c’est-à-dire parce qu’il avait recouvré ce souci profond du patriotisme, du peuple, dans la gestion des affaires d’état et des richesses naturelles et Compaoré qui, à tout moment se retrouve hanté, reproché par les nouvelles générations de faire moins que Sankara en savent quelque chose. Les idées les vraies ne meurent jamais. Sankara menaçait souvent ainsi ceux qui voulaient l’assassiner pour ses idées: « Si vous tuez Sankara vous en aurez cent autres » ! Cette phrase, quoique venant de Sankara, est très fausse. Car la vérité c’est que si vous tuez Sankara vous en aurez mille autres. Regardez bien la jeunesse qui monte à présent. Elle est plus en plus difficile à canaliser dans la pensée du développement occidentalisé. Elle lèche de moins en moins les bottes de l’homme blanc. L’après-Gbagbo, c’est Gbagbo.