Saturday, 14 May 2011

Duékoué : "Le Nouvel Observateur" dénonce une "épuration ethnique" lancée par les forces pro-Ouattara

par Theophile kouamouo via "Le Nouvel Observateur"
NB: "Le Nouvel Observateur" est  un hebdomadaire français de gauche, donc un journal "de Blancs", fait par "des Blancs", vendu dans des librairies "de Blancs" avec barcode "de Blancs" dessus, ok? Cela devrait donc vous convenir à vous tous malheureux qui ne croyez que l'info "blanche"... non?

C'est un reportage publié dans l'hebdomadaire "Le Nouvel Observateur", dans son édition du 12 mai 2011. C'est le premier article de la "grande presse" hexagonale qui évoque une expression que nous utilisons, pour notre part, depuis le 2 avril 2011, c'est-à-dire avant la capture de Laurent Gbagbo. Extraits d'un article qui devrait être envoyé à Nicolas Sarkozy, qui se prépare à aller faire une "méga-teuf" avec un homme dont les troupes se sont rendues coupables de crimes se rapprochant de plus en plus d'actes de génocide.
"1000, 2000 morts ? On ne sait pas. Mais la grande tuerie de Duékoué a duré toute une semaine, dans la ville, les villages, la brousse. Accusées : les Forces du Nord du président Ouattara qui ont lancé leurs supplétifs à l'assaut. Jean-Paul Mari a reconstitué sur place la mécanique d'une bataille qui a tourné à l'épuration ethnique".
"Dans l'église incendiée du quartier Carrefour, il faut marcher entre les cadavres encore frais d'hommes abattus à bout portant, découpés à la machette ou la gorge tranchée, à même le sol, mains liées dans le dos, comme des animaux de ferme. Il y avait un quartier, une population de 10 000 personnes, il ne subsiste plus grand-chose d'humain. Sinon l'église Jésus-Christ Sauveur, carbonisée, les maisons noircies, les allées défoncées en terre ocre, le sol noir couvert de gravats et de vêtements sales, dispersés."

Wednesday, 11 May 2011

Côte d’Ivoire : crimes d’Etat, terreur totale et silence complice des médias français

par David Gakunzi est l'auteur de Côte d'Ivoire : le crime parfait 

il sera dit un jour que l’obscur Ouattara fut un homme qui a versé beaucoup de sang ivoirien. Il sera dit un jour que cet homme était en contrat, en alliance, et ce, depuis ses débuts, avec les pires ennemis de l’Afrique, les mitrailleurs et les renifleurs aux griffes de feu, les fauves renifleurs et avaleurs d’or et de diamant, de cuivre et d’uranium, de cacao et de café, de coton et de pétrole… Il sera dit un jour qu’il y avait dans ce Ouattara-là une résonnance de ces hommes qui se battent non pas pour le triomphe d’un quelconque héroïque et majestueux principe, mais pour autre chose ; tout à fait autre chose.

Ouattara. L’homme n’a manifestement ni vision ni charisme, ni épaisseur ; pis, lorsqu’il parle des Ivoiriens, on ne sent, dans sa voix monocorde de bureaucrate de la bourse mondiale, nulle présence de celui qui veut unir le passé, le présent et l’avenir. Impossible unité, impossible liaison donc de cet homme avec cette terre, avec ce peuple de Côte d’Ivoire. On ne l’imagine pas sur le trône ; et pourtant le voilà Président. Mais comment donc ? A coup de bombes larguées par la France sur Abidjan. Paris débarque, brûle Abidjan, se saisit de Gbagbo et de la fumée des buchers, Ouattara s’élève Président. Ere nouvelle : droit de la force et terreur totale sur la Côte d’Ivoire.

Tuesday, 10 May 2011

Côte d'Ivoire : l'ère des menteurs

par Théophile Kouamouo

L'article est du quotidien L'Intelligent d'Abidjan, daté du 9 mai 2011, et raconte ce qui tient lieu d'opération de réconciliation à Anokoua Kouté, village ébrié faisant partie de la commune d'Abobo. Le titre ? "Les Ebrié d’Anokoi demandent pardon aux FRCI et aux populations". Pourquoi s'humilient-ils ainsi ? Pour avoir le droit de retourner dans leur village. Qu'ont-ils donc fait, ces Ebrié, pour battre ainsi leur coulpe ? Extraits de l'article.

"Ceux-ci avaient fui leur village à la suite des affrontements avec des hommes armés basés à PK 18. Il était reproché aux habitants d’Anokoi d’avoir commis des exactions sur des populations notamment celles dont les noms sont à consonance nordiste. Face à la réplique, les habitants de ce village n’ont eu d’autre solution que de fuir leur village. Depuis lors, personne n’ose y remettre les pieds, par peur de représailles de la part de certains habitants de PK 18 dont beaucoup ont perdu des proches. Ayant pesé l’ampleur des actes commis par certains habitants d’Anokoi, la chefferie traditionnelle des villages Ebrié, aidée par l’ancien maire central du district d’Abidjan, N’koumo Mobio, a fini par réaliser qu’il faut revenir vers leurs anciens voisins et leur présenter des excuses. C’est dans cette optique que M. Koné Famoussa (responsable local de la coalition pro-Ouattara) a entrepris de sensibiliser ses frères et sœurs, notamment les militaires. Pour lui, il faut accepter le pardon. Quel que soit ce qui s’est passé. «Nous devons demeurer toujours des frères et des sœurs, comme l’a recommandé le président Alassane Ouattara», a-t-il insisté. «Acceptez vos frères Ebrié. Je vous demande pardon», a-t-il plaidé. Et, ce en présence de chefs militaires tels que le commandant Konaté Fré".

Gregory Protche parle du traitement médiatique de la crise ivoirienne en France


Grégory Protche du Gri gri International sur le... by enquete-debat

Monday, 9 May 2011

La Côte d'Ivoire de Ouattara reduite etre sous tutelle de l'UA, de l'ONU et de la France


par N.S titre d'abidjan_pas_net
Sans une loi de ratification des « décisions contraignantes » de l’UA et de l’ONU, qui doit être votée par l’Assemblée Nationale, la décision prise le 5 mai 2011 par le Conseil Constitutionnel de proclamer Alassane Ouattara président est illégale et anticonstitutionnelle en vertu de la Constitution du 1er Août 2000. Le rôle du CC est de proclamer « les résultats définitifs des élections présidentielles » et éventuellement un vainqueur. Yao N’dré a plutôt proclamé Ouattara président – pas vainqueur – sur la base d’aucuns résultats définitifs d’élections, puisqu’il ne peut pas annuler sa décision du 3 décembre 2010 proclamant Laurent Gbagbo vainqueur avec 51% des voix, les décisions du CC n’étant pas susceptibles de recours. La Côte d’Ivoire a perdu sa Constitution…