par Philippe Brou
Les entrepreneurs ivoiriens doivent-ils, d’ores et déjà, faire le deuil de leur pays et s’en aller investir sous des cieux moins «monopolisés» ? La question ne saurait être éludée. En effet, depuis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara, de nombreux patrons de PME nationaux (Ivoiro-Libanais compris), ont l’impression qu’une sorte de vaste initiative visant à remettre en selle le capitalisme français en Côte d’Ivoire menace à la fois leurs intérêts et l’équilibre économique du pays.
ADO fait déjà des cadeaux
Les pillages perpétrés par les FRCI ont coûté très cher au secteur privé ivoirien. Jean Louis Billon, président de la Chambre de commerce et d’industrie, a évoqué 400 entreprises en faillite et 120 000 emplois détruits par la «bataille d’Abidjan». Jean Kacou Diagou, «patron des patrons», a quant à lui évoqué 30 milliards de pertes dans le seul secteur de la téléphonie. La quasi-totalité des stations-services de communes comme Yopougon et Cocody ont été soit «occupées» et vidées de leur contenu, soit pillées.


