Wednesday, 2 October 2013

La cote d’ivoire de Ouattara à travers le Film Documentaire: « passeport pour le crime à Abidjan »

Texte original de Blofouê Fernand  revisité par abidjanpasnet  - Titre: abidjanapasnet

Alors que le président de la République passait la semaine à New York, produisant un discours qui assurait que «tout va bien au pays d’Houphouët-Boigny», un reportage de Christophe Hondelatte sur 13ème rue et son «passeport pour le crime à Abidjan» est venu, en 52 minutes, mettre à mal cette thèse et nous rappeler à une dure réalité.
Abidjan la violente, et la Côte d’Ivoire en panne

Drogues, fumoirs, police sans moyens, meurtres, sacrifices, «brouteurs», Wattao faisant le show. Christophe Hondelatte se rend en prison, et constate la promiscuité extrême qui règne entre les murs. Il est reçu avec tous les honneurs par le Commandant Wattao, ex-seigneur de guerre réintégré dans la police. Un colosse à la réputation sulfureuse : l’homme roule en Ferrari et ne se sépare jamais de son pistolet plaqué or.

Tuesday, 27 August 2013

Burkina Faso : avec ou sans Compaoré, le temps des incertitudes


source: crisisgroup.org

Pour la première fois depuis 1987,
la question de la succession du président burkinabè est ouvertement posée. La Constitution interdit en effet à Blaise Compaoré, au pouvoir depuis plus d’un quart de siècle, de briguer un nouveau mandat en 2015. Sa marge de manœuvre est très étroite. S’il respecte la loi fondamentale, sa succession risque d’être difficile tant il a dominé la vie politique et fermé les possibilités d’alternance. S’il modifie la Constitution et se porte candidat à un cinquième mandat consécutif, il prend le risque de déclencher un soulèvement populaire comme celui qui a fait vaciller son régime au premier semestre de l’année 2011. Les partenaires internationaux doivent l’inciter à respecter la loi fondamentale et permettre une transition démocratique en douceur.

Lois sur la nationalité: les 5 mensonges du régime Ouattara en Côte d'Ivoire

Par Théophile Kouamouo    Source: Nouveaucourrier
Ouattara et le mensonge 
Finalement, Alassane Ouattara a réussi à faire voter, par une Assemblée nationale largement aux ordres, « ses » lois sur la nationalité et l'apatridie qui, espère-t-il, lui permettront de se créer un électorat sur mesure et une majorité « mécanique » lors des élections présidentielles de 2015. Son camp a ainsi parachevé la mise en place du « nouvel ordre politique » que la rébellion armée et les accords de Linas-Marcoussis étaient censés imposer en Côte d'Ivoire. Il a, dans le même temps, un peu plus renforcé la discorde nationale et cristallisé un dangereux clivage entre « autochtones » et « allogènes », là où on pouvait espérer que la résolution constructive d'un certain nombre de contradictions soit un puissant ferment de cohésion nationale. « Nous espérions la paix, et il n'arrive rien d'heureux; Un temps de guérison, et voici la terreur! », se lamentait le prophète Jérémie de l'Ancien Testament. Beaucoup d'Ivoiriens, choqués par la fermentation des amertumes qui alimenteront les conflits de demain, peuvent légitimement pousser le même cri.

Il faut d'emblée clarifier un certain nombre de choses. Alors que l'Afrique tente de bâtir son unité politique, intégrer les étrangers de longue durée dans le corpus national d'un pays qui est une terre d'accueil par excellence n'est pas une mauvaise chose en soi. Ce sont les intentions, les méthodes et les arguments de ceux qui ont mené un projet profondément réactionnaire derrière un paravent progressiste qui posent problème. C'est leur utilisation forcenée du mensonge et de la violence qui les discrédite. Examinons quelques-unes de ces insultes à l'histoire récente, au droit et à la simple logique républicaine.

Wednesday, 15 May 2013

Côte d'Ivoire : Outtara aussi populaire et efficace que François Hollande en France



Côte d'Ivoire : Outtara aussi populaire et efficace que François Hollande en France


Les présidents Ivoiriens et Français ont énormément de points en communs. En particulier ceux de ne plus représenter grand monde et davoir lassé leurs populations par leurs mensonges et les violences qui se poursuivent dans leurs pays .Les récentes élections en Côte d'Ivoire confirment la division du pays et l'isolement de son dirigeant, illustrant le manque de confiance pour ce président imposé, après le putch de l'Armée Française.


Le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo a appelé à boycotter les élections régionales et municipales, les qualifiant de farce électorale. Et au vue du très faible taux de participation, moins de 30 %, l'appel semble avoir été largement suivi. Ce vote a en outre été entaché de nombreuses fraudes et disputes postélectorales, qui n'ont pas tardé à dégénérer en incidents violents partout dans le pays.

Malgré l'aveu de ses échecs, nonobstant la manne du FMI, de son impuissance et les dissensions au sein de son propre camp, le Président Ouattara briguera un second mandat. Cependant, l'insécurité persiste et aucune avancée notable n'a été faite pour une véritable réconciliation nationale. Au contraire on note une mobilisation des partisans de Laurent Gbagbo, qui réclament sa libération à la Cour pénale internationale. Plus inquiétant, le pays semble livré à une nouvelle oligarchie spoliatrice. En effet, des experts des Nations unies ont décrit un système de prédation des ressources naturelles, au profit d'un réseau militaro-économique mis en place par les anciens chefs des Forces nouvelles, alliés de l'actuel président, Alassane Ouattara, lui même ancien cadre du FMI.

Environ 10% de la récolte de cacao pour la période 2011-2012 aurait été ainsi détournée, soit la bagatelle de 153.000 tonnes. Même chose pour la noix de cajou, dont plus de 30% de la production est allée dans d'autres poches.

Mais c'est également le car pour le coton, le bois, l'or ou encore les diamants. Les sommes détournées sont loin d'être anecdotiques. Rien que pour le cacao, il est question de 400 millions de dollars (soit 1,6% du PIB ivoirien en 2012) de pertes pour l'économie locale et de 76 millions de dollars de rentrées fiscales en moins. Comme d'habitude, ce sont les mêmes méthodes qui sont à l'oeuvre sur tous les continents.

Pour contenter certains, on sacrifie un pays et sa population en les plongeant dans une anarchie durable mais profitable aux trafics en tout genre. Alors, comment réagirait la France, et plus largement l'Union Européenne, si du fond de son cachot de la Haye, l'ex-Président Laurent Gbagbo, remportait les élections présidentielles de 2015 ? Les ivoiriens seraient bien capables de faire ce joli pied de nez aux donneurs de leçons occidentaux.

Wednesday, 10 April 2013

Wikileaks révèle les dessous de la crise ivoirienne


Par le Nouveau Courrier

Nom de code : PLUSD. L’association Wikileaks dirigée par Julian Assange, et qui s’est spécialisée dans la mise à la disposition du public de câbles diplomatiques classés confidentiels et/ou secret défense, a encore frappé.

Hier, elle a mis en ligne des informations de la diplomatie américaine. Qui permet d’avoir accès à 1,7 millions de documents secrets qui, pour certains, éclairent l’histoire récente d’un jour nouveau. Certains d’entre eux avaient déjà été « balancés » en 2010, mais étaient perdus dans le cafouillage incroyable créé par la profusion des données.

Cette fois-ci, grâce à un efficace moteur de recherches, l’accessibilité est améliorée et des documents intéressants surgissent. Sur la crise ivoirienne en particulier, un certain nombre de câbles diplomatiques se révèlent très intéressants à lire.

En 2001, les ingérences de Charles Taylor en Côte d’Ivoire inquiétaient déjà Gbagbo et le Nigeria