Par Philippe Brou
Titre: abidjan_pas_net – texte Revisité par : abidjan_pas_net
« L’enlisement de la crise ivoirienne, dans un
contexte de fracture sociopolitique abyssale, a fermé les yeux de la majorité
de la population aux vrais enjeux qui se précisent dans ce pays phare d’Afrique
de l’Ouest. Un de ces enjeux, l’accaparement des terres arables, est bien loin
de nourrir les débats politiques continuellement personnalisés dont sont
friands les Ivoiriens. Pourtant, parmi les causes de la guerre menée par la
France en Côte d’Ivoire pour installer Alassane Ouattara à la tête du pays,
l’accaparement des terres arables occupe une position centrale. Non seulement
ses conséquences risquent d’être plus dommageables qu’une éventuelle dévaluation du franc CFA, mais de façon pratique, si le projet aboutit, il
dépossèdera les Ivoiriens du bien le plus précieux qu’ils possédaient jusqu’ici
: leur terre. » Jean-David N’Da (penseenoires.info)
C’est une information
inquiétante, qui se retrouve dans les pages «Confidentiel» de l’hebdomadaire
parisien spécialisé sur l’Afrique Jeune Afrique. «Plusieurs grands groupes
agro-industriels étrangers négocient actuellement avec l’Office national de la riziculture. Parmi eux, le français Mimran, qui projette de produire 1
million de tonnes de riz blanc le long du fleuve Bandama, entre Tiassalé et
Grand-Lahou (Sud), mais aussi le franco-américain Louis Dreyfus, la suisse
Compagnie d’investissements céréaliers, ainsi que les singapouriens Olam, Export
Trading Corporation et Singapore Agritech.
Plusieurs centaines de milliers d’hectares sont concernés», écrit le titre. Qui
ajoute un détail assez spécial.




