Sunday, 8 December 2013

Qui est l'héritier de Mandela?

Par Bernard Desgagné

Nelson Mandela n’est plus, mais l’injustice est toujours aussi répandue. Source d’inspiration pour les gens de bonne volonté, le grand homme aura gagné une bataille importante, mais son combat est loin d’être achevé. La rapacité ronge l’humanité. Nous pouvons compter sur les valets médiatiques de l’oligarchie pour ne pas nous l’expliquer. 

Nous endormir est le premier objectif de l’infodivertissement généreusement assaisonné de publicité qui tient lieu de réflexion dans les sociétés décadentes du G7. Malheureusement pour la bande d’obscènes propagandistes à bec crochu qui n’a d’autre principe que le copier-coller et la répétition des mensonges, au Québécois, nous ne dormons toujours que d’un oeil. Petite mise au point.

Pour vendre de la copie ou de la cote d’écoute, le décès de Mandela est incontournable. Derrière leur pupitre, les manipulateurs experts doivent bien trouver un moyen de nous en parler sans sortir de leur mandat de désinformation. C’est ainsi que Radio-Canada, qui a toujours plus de publicité à vendre pour se financer, trouve dans les vidéos YouTube une aubaine pour réduire ses coûts de production. Elle nous propose un hommage musical à Mandela, que les millionnaires de l’industrie de la musique commerciale ont savamment récupéré, comme ils récupèrent et exploitent les artistes ayant atteint le seuil de rentabilité.

Monday, 7 October 2013

Affaire CPI – Laurent GBAGBO : LES ENJEUX DE L’AUDIENCE

Une contribution de Dr Kouakou Edmond, (Juriste, Consultant)


Le 26 septembre 2013, la « juge unique », Mme Silvia Fernandez de Gurmendi, a pris une ordonnance pour programmer une audience le 9 octobre prochain, dans l’affaire « le Procureur c. Laurent Gbagbo ». Cette initiative suscite divers commentaires. Et pour cause !     
 
L’audience ne s’inscrit pas dans le cadre de l’examen automatique de la détention intervenant tous les 120 jours. La dernière s’étant déroulée le 11 juillet, nous serons le 9 octobre 2013, à 90 jours. L’audience n’a pas été demandée par la défense du Président Laurent Gbagbo, dont c’est pourtant l’intérêt plus que manifeste, et alors même qu’elle en a la possibilité, à tout moment et qu’elle a mis un point d’honneur à exploiter toutes les opportunités, y compris médicales, qui lui étaient offertes. D’ailleurs, un appel est pendant, suite la dernière décision rendue le 11 juillet 2013.

Non, cette fois-ci, l’audience est convoquée à l’initiative de la « juge unique » elle-même, conformément à l’article 118 (3) du Règlement de procédure et de preuve qui dispose que la Chambre préliminaire « peut, d’office …, décider de tenir une audience ».

Wednesday, 2 October 2013

La cote d’ivoire de Ouattara à travers le Film Documentaire: « passeport pour le crime à Abidjan »

Texte original de Blofouê Fernand  revisité par abidjanpasnet  - Titre: abidjanapasnet

Alors que le président de la République passait la semaine à New York, produisant un discours qui assurait que «tout va bien au pays d’Houphouët-Boigny», un reportage de Christophe Hondelatte sur 13ème rue et son «passeport pour le crime à Abidjan» est venu, en 52 minutes, mettre à mal cette thèse et nous rappeler à une dure réalité.
Abidjan la violente, et la Côte d’Ivoire en panne

Drogues, fumoirs, police sans moyens, meurtres, sacrifices, «brouteurs», Wattao faisant le show. Christophe Hondelatte se rend en prison, et constate la promiscuité extrême qui règne entre les murs. Il est reçu avec tous les honneurs par le Commandant Wattao, ex-seigneur de guerre réintégré dans la police. Un colosse à la réputation sulfureuse : l’homme roule en Ferrari et ne se sépare jamais de son pistolet plaqué or.

Tuesday, 27 August 2013

Burkina Faso : avec ou sans Compaoré, le temps des incertitudes


source: crisisgroup.org

Pour la première fois depuis 1987,
la question de la succession du président burkinabè est ouvertement posée. La Constitution interdit en effet à Blaise Compaoré, au pouvoir depuis plus d’un quart de siècle, de briguer un nouveau mandat en 2015. Sa marge de manœuvre est très étroite. S’il respecte la loi fondamentale, sa succession risque d’être difficile tant il a dominé la vie politique et fermé les possibilités d’alternance. S’il modifie la Constitution et se porte candidat à un cinquième mandat consécutif, il prend le risque de déclencher un soulèvement populaire comme celui qui a fait vaciller son régime au premier semestre de l’année 2011. Les partenaires internationaux doivent l’inciter à respecter la loi fondamentale et permettre une transition démocratique en douceur.

Lois sur la nationalité: les 5 mensonges du régime Ouattara en Côte d'Ivoire

Par Théophile Kouamouo    Source: Nouveaucourrier
Ouattara et le mensonge 
Finalement, Alassane Ouattara a réussi à faire voter, par une Assemblée nationale largement aux ordres, « ses » lois sur la nationalité et l'apatridie qui, espère-t-il, lui permettront de se créer un électorat sur mesure et une majorité « mécanique » lors des élections présidentielles de 2015. Son camp a ainsi parachevé la mise en place du « nouvel ordre politique » que la rébellion armée et les accords de Linas-Marcoussis étaient censés imposer en Côte d'Ivoire. Il a, dans le même temps, un peu plus renforcé la discorde nationale et cristallisé un dangereux clivage entre « autochtones » et « allogènes », là où on pouvait espérer que la résolution constructive d'un certain nombre de contradictions soit un puissant ferment de cohésion nationale. « Nous espérions la paix, et il n'arrive rien d'heureux; Un temps de guérison, et voici la terreur! », se lamentait le prophète Jérémie de l'Ancien Testament. Beaucoup d'Ivoiriens, choqués par la fermentation des amertumes qui alimenteront les conflits de demain, peuvent légitimement pousser le même cri.

Il faut d'emblée clarifier un certain nombre de choses. Alors que l'Afrique tente de bâtir son unité politique, intégrer les étrangers de longue durée dans le corpus national d'un pays qui est une terre d'accueil par excellence n'est pas une mauvaise chose en soi. Ce sont les intentions, les méthodes et les arguments de ceux qui ont mené un projet profondément réactionnaire derrière un paravent progressiste qui posent problème. C'est leur utilisation forcenée du mensonge et de la violence qui les discrédite. Examinons quelques-unes de ces insultes à l'histoire récente, au droit et à la simple logique républicaine.